c’est fou…

[/IMG]

Bolloré achète l’institut de sondage du CSA
jeudi 10 juillet 2008
Le groupe Bolloré, grand groupe industriel des transports, du papier et nouvel entrant sur le secteur de la communication, vient d’acheter l’institut de sondages CSA.

La société de Vincent Bolloré, qui détenait déjà 40% du capital du groupe CSA depuis septembre 2006, a acheté les 60% restants le 9 juillet. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué.

Le groupe industriel, dont le coeur de métier est la production de papiers fins (feuilles à rouler, papier à bible) a élargi ses activités dans la communication depuis quelques années. Il possède notamment sa propre télévision sur la TNT (Direct8), son journal (le gratuit DirectSoir) et des participations importantes dans le groupe publicitaire Havas et l’agence médias Aegis.

source: libé.

et hop:

PARIS (Reuters) – La cote de confiance de Nicolas Sarkozy a progressé de quatre points en un mois pour atteindre 40% et celle de François Fillon d'un point à 45%, selon un sondage CSA pour Le Parisien et i-Télé.

A l'inverse, 51% des personnes interrogées disent ne pas faire confiance au chef de l'Etat pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays (-5 points).

De même, 45% n'accordent pas leur confiance au chef du gouvernement (-4).

Le sondage a été réalisé le 30 juillet par téléphone auprès d'un échantillon national représentatif de 1.005 personnes âgées de 18 ans et plus.

Jean-Baptiste Vey

source: Reuters via yahoo actualités.

:confused: …c'est pas censé être indépendant un institut de sondages?

ah bah non:

Un institut de sondage est une société de droit privé qui réalise des études d'opinions.

On ne peut appeler une société de sondage "institut", car, comme le rappelle Pierre Weill, président directeur général de Sofres France et directeur général de Taylor Nelson Sofres (ITNS), « le terme institut est devenu obsolète pour caractériser [ce] métier. Le terme institut en rappelle les origines, avec un côté universitaire et sociologique, alors que la réalité actuelle est celle des entreprises et du business. »)

(source wikipédia)

Advertisements

11 Comments

Filed under Uncategorized

11 responses to “c’est fou…

  1. Pif

    Parce qu'en dehors de ça, tu avais encore des illusions sur les sondages?

  2. pfelelep

    Euh, non, certes. Mais pour tout t'avouer, c'est juste que là maintenant je me sens profondément sondé.

  3. anamorphose

    Salut pfe le lep, les sondages, cela me fait marrer quand les sondeurs viennent chez moi quand j'était au chômage, ou plutôt venaient chez moi. Je ne racontais rien que du bidon du style : "qu'aux élections nationales je votais LCR et aux locales FN", rien que des positionnements contradictoires, même que l'enquêtrice censée être neutre sursautait en m'entendant.Depuis cela fait longtemps que je n'en vois plus.J'ai connu des copines qui bossaient pour des sous-traitants des grandes boîtes de sondages, ces boîtes se débrouillent pour tenir le plus possible les étudiantes et les chômeuses sous leur coupe en les empêchant d'effectuer simultanément une autre activité rémunérée.Je ne crois plus aux sondages, mais cela me fout toujours les boules de voir chez mon marchand de journaux, les mensonges écrits en gros dans les journaux.C'est pour cela que je me suis abonné au Plan B, un journal qui décortique les liens entre les médias et les directions des grosses entreprises.http://www.leplanb.org/accueil/index.php

  4. Pif

    En dehors même des liens incestueux, la "méthodologie" du bazar est crapoteuse au possible, sans oublier que c'est généralement un produit d'appel pour vendre ensuite des "enquêtes conso" pour nous vendre encore plus de yaourt, ou plus précisément pour nous vendre aux fabriquants de yaourt.Si ensuite on regarde qui possède quel "institut" de sondage, et qu'enfin on se pose tout simplement la question "Mais nom d'un petit bonhomme énervé mais néanmoins président, où dans la Constitution que c'est marqué que le peuple s'exprime par les sondages, à la fin", ça fait beaucoup d'éléments à charge.Sans oublier les glandus style Stéphane Rozès qui viennent raconter n'importe quoi à n'importe quel micro au prétetxte qu'ils dirigent vaguement un des ces "instituts" à la noix. Faites le test: sortez, dans la rue, avec un micro, et posez une question, dans le vide, sur n'importe quoi. Stéphane Rozès répondra.Voilà, Pfelelep, tu as réveillé les croisés en nous.

  5. pfelelep

    …pourquoi MOI, jamais personne ne m'a jamais demandé d'être représentatif de la population française?Moi aussi je veux influencer le chaland moyen avec mes idées de consommation politiques moyennes!c'est parce que j'ai épousé une étrangère qui mange du riz, c'est ça?parce que j'exploite une petite chinoise qui me fait mon manger et me reprise mes NIKEs?Parce que je préfère travailler plus avec ma boite d'aquarelle plutôt que gagner plus de pouvoir d'achat?

  6. Pif

    Si ça peut te rassurer, on ne m'a jamais demandé non plus. Moi, élevé chez les frères!

  7. jutax

    Hello, bah voilà, on n'a pas le temps de prendre qques vacances et voilà, des nouveaux posts en pagaille ! Tu ne t'arrêtes jamais ? Drogué va !Sinon j'interviens sur les sondages car c'est un peu mon domaine : j'interroge les gens et je fais des statistiques …D'abord je dirais que :1. à 36% notre cher président avait touché (perforé) le fond et de très loin ! Il ne pouvait certainement pas descendre beaucoup plus bas …2. avec 40% du capital, bollorré avait sans doute déjà un pouvoir considérable sur la société.3. Il y a d'autres société de sondages et le CSA (qui est hyper sérieux) n'a aucun intérêt à tricher et afficher des résultats complètement différents des concurents.Bon il y a sûrement un 4. et un 5., mais je vais m'arrêter là. Il y a toujours des gens qui sont séduits par la théorie du complot, ça fait un peu style "on ne me la fait pas à moi", "je sais que la NASA a caché des extra terrestres à la maison blanche sous couvert de la CIA qui a manipulé les afghans … gna gna gna".J'ajoute, pour revenir au sondage en lui même, que des méthodes statistiques de pointe permettent aisément de repérer les réponses incohérentes et d'éliminer dans les sondages les réponses du style "aux élections nationales je votais LCR et aux locales FN", les données sont donc nettoyées et la plupart des gens répondent honnêtement. D'ailleurs les sondages se trompent rarement et en général de peu.La méthodologie n'est absolument pas crapoteuse, elle est issue de recherche de pointe dont les travaux sont publiés depuis plus de cent ans par, entre autres, au moins un prix "nobel" (de la banque de suède) d'économie à ma connaissance.Et aussi, même si ça n'est pas marqué dans la constitution, les sondages sont utilisés avec succès aussi dans le domaine public et peuvent même servir à déterminer des décisions politiques, notamment pour tester l'impact des politiques de prévention.Enfin bon moi je dis ça …@ +.

  8. Pif

    Je suis heureux de voir, cher jutax, que votre homme de paille se porte bien – vous savez, celui qui a un chapeau en aluminium sur la tête.Il y a plusieurs points dans mon attaque virulente et épidermique des sondages:0 – Indépendance des instituts. Ou pas. Evacuons, chacun a déja sa petite idée. Notamment Laurence Parisot, qui est dans ce business.1 – Le consultant en tout et surtout n'imorte quoi invité cinq fois par semaine chez Yves Calvi pour expliquer le pourquoi des chiffres publié par sa boîte – sa position est indéfendable si l'on souhaite garder un minimum de bonne foi, c'est entendu.2 – L'utilisation, principalement en période de campagne, de chiffres avec une putain de bonne grosse marge d'erreur. Exemple +1 point pour machin aujourd'hui qui reprend du poil de la bête avec un écart de 2 point sur Y (et une marge d'erreur de 10 points qui ne justifie aucunement une telle analyse). Sans compter sur l'institut w, qui publiera dans Le Figaro des chiffres qui n'ont que 4 points de différence avec ceux publiés la veille ou le même jour par un tandem rival.3 – La fermeture d'un débat et les questions orientées, conséquences directes d'un marketing politique que j'exècre. Au stade d'intoxication que vous présentez, tout est intériorisé et vous ne le voyez plus, d'où une certaine tendance à voir en ceux qui le critique des illuminés conspirationnistes, une technique de défense qui vaut ce qu'elle vaut.4 – La manipulation de résultat lors de leur publication, juste histoire, en modifiant le contexte, de changer leur signification, ce qui est rare mais toujours drôle5 – La méthode en elle-mêmeJe ne parle évidemment pas de la méthode statistique, et je vous fais grâce de ne pas traiter la collecte de données d'arnaque totale – et croyez-moi que la petite expérience que j'en ai se satisfait pleinement de l'adjectif "crapoteux" – mais de son utilisation pour produire du sondage.De deux choses l'une : soit vous voulez vous retrancher derrière l'argument de la science, auquel cas il va falloir prouver que toutes les précautions sont prises et où l'on finit avec la mort du sondage (ne restent que les stats et la sociologie), soit pas.Vu les "techniques de pointe" de "coefficients de correction au pifomètre" qui sont appliqués et dont la recette est secrète et probablement heterogène entre les instituts, voire les enquêtes, on s'éloigne à grand-pas de l'image d'épinal d'économiste sérieux et de types en blouse blanche que vous voulez nous donner.Autre possibilité : cette recherche de pointe a cent ans. Désolé, c'est petit, c'est facile, mais ça fait du bien.En substance, votre défense de la marge d'erreur des résultats des sondages me fait penser à la tactique d'Elizabeth Tessier (et d'ailleurs ses chiffres viennent de la Nasa. Ah mais). Ca n'est pas nécessairement flatteur, vous l'aurez compris.Enfin, énorme 6 – En dehors des effets de la publicationd des sondages, leur utilisation dans le marketing politique pose des questions qui méritent plusieurs bouquins. En tout cas plus que de les expédier comme vous le faites en deux lignes. Déja que les sondages pour me vendre des baskets me révulsent, si c'est pour me vendre de la flexisécurité, de l'immigré clandestin à foutre dehors, du système de sécurité sociale à privatiser… C'est tout simplement de l'associé du diable dont nous parlons.Oui, on utilise les sondages politiquement. Je suis déja persuadé que ça ne sert pas le bien commune ni la démocratisation, mais en plus ça ne garantit surtout pas la paix sociale ni la popularité d'une décision. En d'autres termes, en plus de marcher sur des frontières que l'on devrait respecter (science, commerce, média…), c'est un outil assez peu efficace – sinon, démonstration par l'absurde, nous vivrions déja dans une société totalement harmonieuse, obéissante, dépolitisée.Maintenant si vous vous sentez de nous expliquer en quoi la vie ne vaut la peine d'être vécue sans sondages, n'hésitez pas. De mon côté, je m'abstiendrai de tenter de vous prouver que mon métier est fabuleux, et que l'ordinateur sépare l'homme de la bête. Ca s'appelle le recul.

  9. jutax

    Waou ! J'ai l'impression que ma phrase sur la théorie du complot ne t'as pas plu … je m'en excuse.@ +.

  10. Pif

    Non, effectivement. Ca ne sert pas à grand-chose, c'est une sorte de tarte à la crème.En revanche, j'ai réagi une chouille vivement. Désolé pour ça, rien de personnel là dedans. Je n'aime *vraiment vraiment pas* la façon dont on produit et on utilise les sondages.

  11. pfelelep

    /repose son paquet de pop-corn et range les masse-rotules/rhoooo, ça devenait intéressant…

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s