Ma nuit à Lamma Island

Nous avons finalement emmenagé sur l'île de Lamma, et comme le chantait THOMAS FERSEN, « la première nuit fut exquise: pas moyen de pioncer »

Résumons-nous…

  • l'image de l'ancien locataire (un jeune mafia en planque) qui nous a hanté toute la nuit
  • Le moustique, LE moustique, celui contre lequel on s'est battu toute la nuit avant de déclarer forfait et de s'enfouir la tête sous les couvertures.
  • Des cafards gros comme le pouce que les chats chassent et viennent nous ramener sur le lit.
  • Des oiseaux qui piaillent dès le lever du jour (j'avais oublié que cela existait les oiseaux).
  • La gueule hilare du voisin dès qu'on ouvre les rideaux de la chambre à coucher avec sa plus belle tête de mal dormi/pas réveillé.
  • Du café qui refuse de se faire au petit matin (CA, ça me fout vraiment de mauvais poil).

mais aussi…

  • L'anticipation de la balade matinale sur la plage.
  • Des oiseaux qui piaillent dès le lever du jour (j'avais oublié que cela existait les oiseaux).
  • Le lever de soleil à l'horizon (j'avais oublié que cela existait l'horizon).
  • Le café (finalement) dans le hamac dans notre jardin.

La nature, ahhhhhhhhhhhhhhhhh…. La Nature….

Sans blague, depuis que nous nous sommes installés sur cette île, je réalise à quel point ma façon de vivre et de sentir les choses s'était modifiée en vivant au 33ème étage en pleine ZUP.
Se sentir enfermé dans une tour de béton, qui fait face à d'autres tours de béton, qui masquent tout horizon et finit par faire baisser votre vue.
Cette vie de quartier inexistante, tuée par d'énormes complexes commerciaux impersonnels et froids.
Je me souviens avoir eu le coeur serré le jour où nous avons appris que l'épicerie en bas de chez nous allait fermer, remplacée par une grosse quincaillerie.

Une tour de béton, face à une autre tour de béton, encadrée par une autre tour de béton.

On perd jusqu'à l'odorat, on oublie même le chant des oiseaux (d'ailleurs au 33ème étage, on ne voit pas d'oiseaux)

Cela amène à réfléchir sur NOS ZUPs en france et aux conditions de vie de leurs habitants.

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1 Comment

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One response to “Ma nuit à Lamma Island

  1. anonymous

    Anonymous writes:this is exactly how i feel in Paris: je suis à l'affût d'un rayon de soleil, d'un coin d'herbe, de verdure, d'un peu de perspective et ça m'arrive de repenser souvent au film "pain et chocolat"; sigh… et de comprendre l'apparent masochisme des fous des week-ends en province qui endurent les kilomètres de bouchons pour rentrer docilement le dimanche soir, après avoir ingurgité en vitesse le minimum vital pour tenir la semaine jusqu'au prochain week-end…

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